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Privilégier les produits de saison et locaux

Acteurs du Paris durable - Privilégier les produits de saison et locaux
3 acteurs sont intéressés
Mots clefs : commerçant, étudiant, gourmand, jardinier, solidaire
La petite étiquette qui indique « Pérou » à côté de vos fraises de janvier n'est pas aussi innocente qu'elle en a l'air. Cela veut dire des milliers de kilomètres d'avion et un mode de production énergivore. Bon appétit !

L'essentiel

Quelques bonnes raisons de privilégier les produits de saison et locaux

  • Pour pouvoir penser à votre producteur, son grand sourire et son verger, quand vous mangez vos fruits et légumes.
  • Parce ce que manger un fruit importé consomme 10 fois plus de pétrole alors que ça fait trois ans que vous suez sur votre vélo en allant au travail pour limiter vos émissions de GES, c’est dommage !

Brève définition

Limiter l’achat de produits alimentaires importés consiste à privilégier les produits locaux et de saison. Ainsi, l’impact sur l’environnement s’en trouve diminué : moins de moyens de transport utilisés, des serres moins chauffées.

De plus, grâce à la saisonnalité et à ces temps d’acheminement diminués, les fruits et légumes sont cueillis plus à maturité et n’en sont que plus savoureux !

Enfin, la consommation de produits locaux favorise les circuits courts, remettant au cœur du processus une rémunération plus juste pour les producteurs, la traçabilité du produit et une vraie proximité avec le client.

Le saviez-vous ?

Le contexte, les enjeux

  • Les fraises importées l’hiver demandent 20 fois plus d’énergie que celles produites entre mai et juillet en France. En cause : les modes de production sous serre notamment en Espagne et l’acheminement par camion jusqu’en France. Réduire les déplacements pour l’agroalimentaire et adapter ses envies alimentaires à la saison (plutôt que l’inverse) permettent ainsi de réduire considérablement la consommation d’énergie.

  • Le secteur agro-alimentaire contribue à hauteur de 2,4 % aux émissions nationales de GES (Réalisation d’un bilan des émissions de gaz à e­ et de serre – ADEME 2011). Consommer local permet de réduire cet impact en partie dû aux transports : par exemple, il existe une trentaine de variétés de pommes cultivées en France tout au long de l’année, dont le déplacement émettra moins de CO2 que les pommes d’Argentine qui ont parcouru près de 11 000 kilomètres en avion.

  • Un aliment parcourt en moyenne 1 500 km avant de finir dans notre assiette.

  • Après avoir été pêchées à Ostende (Belgique), les crevettes fraîches volent vers le Maroc pour décorticage puis reviennent le soir même pour dégustation en France, soit près de 5 000 kilomètres aller-retour.

  • Cela permet aussi de participer à la préservation de la diversité et des savoir-faire attachés aux produits alimentaires des terroirs et d’aider au maintien des agriculteurs.

Quelques chiffres clés

  • Pour info, l’avion émet 570 à 1 580 grammes de CO2 pour transporter une tonne de denrées sur 1 km. Le train en émet seulement 30 grammes, le bateau 15 à 30 grammes et le camion 210 à 1 430 grammes. (Rapport « The Validity of Food Miles as an Indicator of Sustainable Development »)

  • 95 % des Français trouvent important que les entreprises indiquent si leurs produits ont été ou non fabriqués dans l’hexagone et sont en faveur de la création d’un label « Fabriqué en France ». (TNS Sofres)

  • L’effectif des exploitations en vente directe ou en circuits courts de proximité n’a cessé de décroître, passant de 400 000 en 1979 à 107 000 en 2010. Cela s’explique par la diminution générale des exploitations. Néanmoins la tendance est globalement en hausse concernant la part d'exploitations de proximité parmi l'ensemble des exploitations agricoles, qui passe de 19 à 21 % entre 1979 et 2010, soit un producteur sur 5. (Ministère de l’agriculture et de l’Alimentation - 2012)

Ils l'ont fait

Deux exemples

Qui ?

Marché sur l’eau

Quoi ?

C’est un nouveau système de distribution de produits locaux à Paris. Après une collecte des fruits et légumes à proximité du port de chargement grâce à un véhicule fonctionnant aux énergies propres, les produits sont acheminés par voie fluviale. Cela remplace l’équivalent de 10 camions individuels sur la route. Les produits sont distribués directement à quai en fonction des commandes qui ont été réalisés sur Internet. Et pour valoriser le trajet du retour, l’association récolte les déchets, en particulier les déchets organiques : ils sont transformés pour produire du biogaz, afin qu’à terme, le bateau puisse fonctionner grâce à cette énergie.

Le Marché sur l’eau fait partie de la promotion 2016 des Acteurs du Paris durable.

Leur portrait : http://acteursduparisdurable.fr/actus/manger-autrement/marche-sur-leau‌

Où ?

Les livraisons se font sur la place Stalingrad, sur les quais à Pantin et à côté de la gare à Sevran. Les jours de livraison sont les mardis soir et samedis midi de chaque semaine en fonction des lieux.

Les contacter

Sur le site du Marché sur l’eau

 

Qui ?

La Ruche qui dit oui !

Quoi ?

« La Ruche qui dit oui ! » est un réseau qui permet de se réunir et d'acheter directement aux producteurs de sa région, grâce à un site internet et à la géolocalisation. Chacun s’inscrit sur une « ruche » près de chez lui, commande ses produits en fonction des fournisseurs attitrés et va les récupérer une fois par mois/semaine dans un lieu défini. Déjà plus de 700 ruches en France, et de nombreuses en cours d’élaboration !

Alors vous aussi, vous allez suivre ces centaines de ruches qui approuvent le changement et acheter votre miel en Île-de-France ?

Où ?

Partout en France, grâce à Internet

Les contacter

Sur le site de la Ruche qui dit oui !

À vous de jouer

Par où commencer ?

Organiser

1/ Respectez les saisons pour la consommation de fruits et légumes, pensez aux variétés anciennes et rustiques.

2/ Questionnez votre commerçant et/ou lisez les étiquettes en étant attentif aux modes et lieux de production et aux moyens d’acheminement.

3/ Identifiez les labels et les signes de qualités qui attestent d’une production locale : Labels AOC, AOP, Viande Bovine Française. La marque « Ile-de-France » lancée en 2011 atteste que le produit alimentaire provient d’Ile-de-France. Pour plus de détails sur ces labels, référez-vous au guide des labels ou sur le site de l'Institut National de l'Orginie et de la qualité.

4/ Optez pour des circuits courts entre producteurs et consommateurs : mise en place d’AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), marchés bio, Jardins de Cocagne, etc.

Motiver

  • Soulignez les arguments écologiques, gustatifs et même éthiques.

  • Montrez que les circuits courts répondent de manière très simple à un problème environnemental et à un problème social. Cela diminue l’empreinte de nos achats sur l’environnement et améliore les liens sociaux en aidant les producteurs et artisans locaux.

  • Renseignez-vous sur de nouvelles recettes adaptées aux produits de saison et communiquez-les.

Financer

Les produits alimentaires locaux ne coûtent pas nécessairement plus cher que les produits importés, notamment parce que le coût du transport est moindre. Les produits de saison quant à eux coûtent moins cher !

Les astuces

Clés du succès

  • Développez une relation de proximité avec le producteur ou l’intermédiaire.

  • Organisez des actions de sensibilisation autour du concept du local, biologique et des circuits courts.

  • Identifiez bien tous les points de vente.

Points de vigilance

  • Pour la consommation de produits dits exotiques comme le cacao ou le café, les produits issus du commerce équitable (portant le Label Fair Trade/Max Havelaar, ESR Equitable Solidaire Responsable, Bio Equitable), voire bio peuvent être privilégiés, car, ils ne sont pas produits dans l’Hexagone ni même en Europe, et ils permettent aux producteurs du Sud de vendre à un prix plus élevé, de produire en respectant la biodiversité locale et de travailler avec des producteurs voisins.

  • Trouver des producteurs locaux peut s’avérer être une difficulté, surtout en Ile-de-France où la demande est croissante.

  • Accepter de ne pas trouver tous les produits toute l’année et parfois en saison à cause des aléas climatiques nécessite une certaine flexibilité.

  • Se déplacer pour aller chez le producteur peut être compliqué, surtout à Paris. Dans ce cas, privilégiez la vente par intermédiaire.

Outils et infos pratiques

Lieux de renseignement

Site internet

Octobre 2017

Commentaires

Portrait de Lulu

Il est vrai que les produits importés ont un grosse empreinte carbone, mais dans certains cas c'est un "mal nécessaire".
En effet, en certains produits ne se trouvent qu'à l'étranger. 

Le juste milieu serait peut-être de donner un ordre de priorité aux produits importants en faisant payer une taxe plus élevés à ceux qui n'ont pas de réelle importance pour la bonne santé des gens.
Notre société https://www.france-spiruline.com vend de la spiruline qui est un produit naturel permettant d'améliorer la santé des consommateurs en leur proposant une source de protéine alternative de qualité. En effet, les français ont désormais le choix entre la nourriture industrielle (viande congelée...) et des algues 100% naturelles dont l'efficacité n'est plus à démontrer.

Portrait de COPP - CDT

Merci pour cette actu enrichissante ! 

Portrait de Sophrenco

La majorité des  fruits et légumes que nous consommons viennent des Paniers du Val de Loire (rassemble la production de fermes familiales bio et jardins d'insertion de la région centre) ; plusieurs lieux de dépôt à Paris, fournis une fois par semaine.

Pour le reste de notre conso de végétaux, j'évite d'acheter si ce n'est pas français.

Il y a moyen de privilégier les producteurs français en vérifiant bien les étiquettes, en fréquentant les salons pour connaître les producteurs : par exemple, j'achète du riz et des galettes riz de Camargue,des infusions de plantes récoltées dans la Loire, des huiles essentielles de plantes récoltées dans le Verdon,  notre miel vient d'un apiculteur d'Ile de France... 

Portrait de Agnès Trépanier

Merci pour ce billet. Effectivement je pense qu'il est important de sensibiliser les gens aux répercussions écologiques qu'ont les produits alimentaires importés.  Ceci étant dit, tout le mond en'a pas malheureusement les moyens d'acheter "exclusivement" des produits  régionaux.. Eternel débat :)

Portrait de cath.toine@gmail.com

je me suis inscrit à une "ruche qui oui" dans le 19e. Les produits ne sont pas toujours bio mais produits à proximité (moins de 100 km -donc non importés), bon et moins chers (à qualité égale) que dans mon magasin habituel.

 

Antoine

Portrait de ymigotto

Vrai...pour les produits qui peuvent pousser en France ! : Attention au risque de raccourci pour le consommateur non averti, qui pourrait conclure : "étranger = pas durable"...cela pourrait freiner le développement du commerce équitable, dommage !L'article est bien fait mais mérite plus de rigueur en matière d'expertise alimentaire : les conservateurs sont-ils plus utilisés pour les produits importés que pour certains produits locaux ? Par forcément...

Portrait de erichulance

On devrait tous appliquer : On devrait tous appliquer cette discipline simple. Par contre c'est dommage qu'il n'y ait pas de producteurs de citrons verts en France ni même en Europe...

Portrait de TERRE MAJEURE

Nous privilégions les :

Nous privilégions les circuits courts quand cela est possible

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