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Aménager une petite surface en ville pour les espèces sauvages

Acteurs du Paris durable - Aménager une petite surface en ville pour les espèces sauvages
5 acteurs sont intéressés
Mots clefs : bricoleur
Pour protéger la nature et favoriser la biodiversité, il suffit parfois de la laisser respirer. Offrez un espace de liberté aux herbes folles pour se réapproprier la ville et laissez-vous surprendre. Succès garanti.

L'essentiel

Quelques bonnes raisons d’aménager une petite surface en ville pour les espèces sauvages

  • Pour pouvoir vous « mettre au vert », sans sortir de Paris
  • Pour pouvoir rester au calme pendant des heures, quand vos enfants essaieront d’y déceler de nouvelles espèces animales
  • Parce que vous n’aurez pas besoin de passer vos dimanche après midi à tondre la pelouse, sans vous sentir coupable puisque c’est déconseillé !

Brève définition

Aménager une surface en ville pour les espèces sauvages consiste simplement à réserver un espace dans une cour ou un jardin afin de laisser la végétation se développer naturellement. Cela fournit un habitat à la faune et la flore sauvage. 1 ou 2 m2 peuvent suffire.

Le saviez-vous ?

Le contexte, les enjeux

Aujourd'hui le taux d'extinction des espèces est 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux naturel. En favorisant l’installation de certaines espèces sauvages et la nidification des animaux en leur accordant une surface dédiée, vous participez à la lutte contre cette extinction

Aujourd’hui les espaces verts recouvrent près de 20% de Paris. C’est une bonne moyenne en comparaison avec d’autres villes européennes, mais des mesures sont mises en place pour continuer à améliorer ce chiffre. En aménageant une petite surface pour les espèces sauvages, vous accompagnez la mise en œuvre du plan biodiversité de Paris qui vise notamment à encourager la gestion écologique des espaces verts et qui favorise la diversité des paysages en ville.

Quelques chiffres clés

  • Paris compte environ 470 espaces verts municipaux
  • 6 %, des plantes semblent avoir disparu de la région depuis le XVIIIe siècle et 400 autres (26 %) sont aujourd'hui menacées (Source : Muséum national d’histoire naturelle).
  • 2000 espèces animales parisiennes parmi lesquelles :

        - plus d'un millier d'espèces d'insectes

- 48 espèces de mollusques

- 33 espèces de mammifères

- 174 espèces d'oiseaux

- 3 espèces de reptiles

- 10 espèces d'amphibiens

- 36 espèces de poissons

Petite histoire parisienne

Le jardin sauvage Saint-Vincent a été très peu entretenu pendant de nombreuses années. La Ville de Paris a donc décidé d’en faire un jardin sauvage : elle a profité du développement anarchique de la flore originale pour en faire un endroit de charme, où les végétaux se développent naturellement. Sur une superficie de 1 480 m2, cet espace abrite une multitude de plantes sauvages, une mare, des arbres et arbustes ainsi qu’une faune d'espèces très variées. Ce refuge contribue à maintenir la biodiversité au cœur de la ville. 

Ils l'ont fait

Un exemple

Qui ?

Association « Herbes sauvages »

Quoi ?

Constituée d'une équipe de bénévoles encadrés par des botanistes de formation, l’association travaille en liaison avec la commune d'Orsay et le Conseil Général de l'Essonne. Elle est aussi un correspondant du Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien.

L’association vise à faire découvrir, à promouvoir et à protéger la faune et la flore de la région, et en particulier les espèces sauvages.

Elle propose à ses adhérents de nombreuses activités :

  • en intérieur : permanences et conférences
  • ou en extérieur : sorties et voyages. Par exemple, un « sentier découverte nature » est organisé avec des animations sur les thèmes des animaux dits « nuisibles », la découverte des arbres remarquables et des herbes sauvages. En plus de ces activités entre adhérents, elle s'ouvre à l'ensemble de la collectivité au travers de la participation à des expositions et des relevés botaniques.

Où ?

Les Herbes Sauvages Maison des Associations

7, avenue du Maréchal Foch

91400 ORSAY

À vous de jouer

Par où commencer ?

Organiser

1 Mettez en place une démarche de concertation auprès des usagers du lieu :
  • Présentez-leur le projet, les enjeux, les objectifs
  • Associez-les à la détermination de l’emplacement de la zone refuge et au futur mode de gestion : le moins interventionniste possible, sans recours à des produits phytosanitaires chimiques.
2 Cessez (ou limitez le plus possible) toute action de tonte, de désherbage systématique et de traitement chimique. Limitez la fréquentation par le public.
3 Déterminez l’emprise concernée.
4 Mettez en place une signalétique visible expliquant le projet et matérialisant la zone.

Motiver

  • Mettez en avant les arguments
    • Écologiques : préservation de la biodiversité ;
    • Économiques : la gestion ne nécessite que peu d’intervention.
  • Utilisez ces parcelles comme des outils pédagogiques en y installant des observatoires et des panneaux de sensibilisation.
  • Organisez une animation pour sensibiliser les riverains en leur proposant de découvrir les îlots refuges mis en place à travers Paris. Ces espaces peuvent être des supports à l'observation de la faune et la flore sauvages en ville.

Financer

  • La parcelle, si elle n’est pas la vôtre, peut être obtenue en collaboration avec les collectivités locales (partie d’un jardin public, d’un parc, etc.) : contactez-les pour en savoir plus sur les modalités.
  • Si vous possédez la parcelle, il n’y a quasiment rien à financer, puisque le principe est de laisser faire la Nature.

Les astuces

Les clés du succès

  • Préparez bien votre phase de concertation avec les résidents, les gestionnaires et les propriétaires.
  • Installez une bonne communication grand public (panneaux, affiches) mettant en avant les arguments écologiques et les raisons de l’inaccessibilité de ces zones.
  • Protégez efficacement la parcelle, pour éviter les intrusions humaines préjudiciables au milieu tout en préservant des passages de circulation pour les petits animaux.

Vigilance

La principale difficulté est de convaincre les habitants, usagers, gestionnaires ou propriétaires de l’utilité de ces îlots sauvages. On peut en cas de blocage envisager la création d’un aménagement original esthétique et pédagogique (Maison "hobbit", cf. photo) lors d’une journée de chantier participatif.

Outils et infos pratiques

Guides

Ouvrages

  • ALBOUY V. Jardinez avec la nature. Les bases du jardinage écologique. Edisud : Aix-en-Provence, 2007, 175p (Le choix durable)
  • PÉPIN D. CHAUVIN G. Coccinelles, primevères, mésanges... La nature au service du jardin. Terre Vivante : Mens (France), 2008.

Sites Internet

Décembre 2014

Ils en parlent sur le forum

si nous pouvions utiliser les surfaces comme les auvents en béton les toitures de sortie de parking, les abris bus ou autre, voir créer des surfaces sur des sites avec une thématique "en dessous"...

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